Paroisse Saint-Paul et Sainte-Croix

Quartiers de Celleneuve et la Paillade

Diocèse de Montpellier

Accueil > Prier et Textes à méditer > Homélies du Père Cathala > Heureux et donc saints !

Heureux et donc saints !

5 novembre 2020, par Jean-Louis Cathala

Matthieu 5, 1-12 Toussaint 20 St Tho. MPL

Les Béatitudes, ce sont des promesses de bonheur qui nous tournent vers un avenir à rendre meilleur et plus humain. Les Béatitudes nous appellent à devenir des saints, à l’image du Père, qui seul est « saint », en communion avec Jésus, le Saint de Dieu, et avec le soutien de l’Esprit de sainteté.

Dans la Bible en français d’André Chouraqui, Jésus dit : « En marche, les pauvres en esprit… » « En marche, les affligés… » Oui, la sainteté, c’est d’abord que nous acceptions d’être remis debout par quelqu’un qui veut construire avec nous et par nous son Royaume, ici et maintenant : dans nos familles, nos quartiers, notre société sidérée par la violence du terrorisme et par ce virus qui n’en finit plus de tuer. Et parfois, nous sommes découragés par notre propre médiocrité. Mais l’Évangile nous dit que ce Royaume – ce monde transformé par l’amour du Christ - ne cesse d’advenir si nous le voulons, plus fort que toutes nos détresses ; plus fort que la mort… C’est cela, chers amis, marcher vers la sainteté ! Dans cet esprit, je vous partage quelques lignes de Guy-Marie Riobé :

« La bonne Nouvelle n’est pas d’abord une doctrine à transmettre, fût-elle celle des Béatitudes. Il nous faut la vivre avec le Christ, en nous nourrissant de la charité de son Esprit. Chacun est responsable de faire germer, de faire vivre et grandir en lui, d’annoncer partout cette Bonne Nouvelle…Chaque acte d’amour, chaque sacrifice, chaque geste de réconciliation, de miséricorde, de paix, chaque combat pour la justice jusqu’à en pleurer, jusqu’à en être persécuté, nous fera découvrir un Dieu plus grand que notre cœur…Chaque fois qu’un homme se lève pour refuser le malheur et qu’il crie, c’est Dieu qui nous appelle. N’allons surtout pas dire : « Je ne peux rien faire. » Lui non plus, le Christ, ne pouvait rien faire. Il s’était incarné dans la vie d’un ouvrier, sans pouvoir, sans avoir…Et pourtant, il a lutté pour que tout change. Il a pleuré, il a été insulté, persécuté. Et pour que tout change, il a seulement cédé la place, toute la place en lui, aux autres et à son Père pour qu’il agisse en lui.(…) Ce qui compte, c’est l’Évangile. Ce que veut Jésus-Christ, c’est que les hommes soient heureux et qu’ils vivent.  »