Paroisse Saint-Paul et Sainte-Croix

Quartiers de Celleneuve et la Paillade

Diocèse de Montpellier

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Être avec… Février 2026

14 février 2026, par Jean-Louis Cathala

Communauté catholique de Celleneuve - La Paillade
Tél : 0661486033

Les messes du Dimanche :

  • Dimanche 1er février : messe des familles à 10h à StPaul (suivie d’une séance de catéchisme pour les enfants et leurs parents).
  • Dimanche 8 février : messe à 10h à St Paul (suivie de la lecture de Maurice Zundel).
  • Dimanche 15 février : assemblée de la Parole à 10h à St-Paul.
  • Dimanche 22 février : messe à 10h à St Paul (suivie d’une séance de catéchisme pour les enfants et leurs parents).
  • Dimanche 1er mars : messe à 10h à St Thomas (messe animée par le CCFD et suivie d’un partage et d’un repas solidaire).

Les messes en semaine  :

  • mardi à 18h, messe à Ste Croix (puis 30 min. de méditation) sauf les 3 et 17 février.
  • Mercredi à 17h30, messe à St-Paul sauf le 25 février.
  • Le dimanche, adoration de 8h30 à 9h30 quand la messe est à St Paul.
  • Messe à Mathilde Lartigue le mardi 3 février à 16h
  • Messe à Bélorgeot le mercredi 25 février à 16h30

*** Car aime et joie pascale 2026 ***

Les rencontres :

  • Rencontre avec des frères musulmans autour de l’olivier de la paix : au Conseil
    départemental le mercredi 4 février de 11h à 15h.
  • Rencontre avec la communauté des Tijanis musulmans sénégalais qui viennent
    prier chez nous chaque vendredi : vendredi 13 février de 19h45 à 20h30 dans
    l’église St Paul.

  • Mardi-gras : mardi 17 février au presbytère St Paul de 18h à 20h, Crêpes-karaoké
    pour tous. Apportez vos crêpes et votre bonne humeur !
  • Mercredi des Cendres : mercredi 18 février, messe à 18h à St Paul (quête
    CCFD).

  • Dim. 22 févr. à 15h30 à la Cathédrale de Mpl : appel décisif pour le baptême des
    adultes.
  • Ménage dans l’église St Paul : samedi 7 février à 10h30.
  • Chorale : chaque jeudi à St Paul à 18h.
  • « A pains et bâtons rompus » : vendredi 27 février à midi à La Margelle.
  • Prière à Ste Croix : 1er et 3ième vendredis à 15h.
  • Réunions de l’EAP : à 20h mercredi 4 février et mardi 3 mars.
  • Samedi 21 février : randonnée paroissiale (rdv à 8h45 sur le parking St Paul).

Chemin de Carême :

Le carême était à l’origine une ultime préparation pour les futurs baptisés de Pâques et il fut étendu à toute l’Église pour que tous ensemble, nous puissions chaque année renouveler en conscience les promesses de notre baptême dans la nuit de la Résurrection. Nous sommes donc tous en chemin : avec nos catéchumènes, nous voici tous conviés à participer 5 vendredis de carême en l’église St Paul aux 5 soirées de Chemin de Carême animées par l’EAP et les accompagnateurs du catéchuménat. A partir de 19h, ce sera le repas partagé (sans viande et sans alcool) et nous vivrons ensuite un temps de réflexion et de prière jusqu’à 21h. Dates pour tous à bien noter : vendredis 20 et 27 février, et 6, 13 et 20 mars. Nous clôturerons ce chemin l’après-midi du jour des Rameaux dans l’église St Paul à 16h par un très beau film : Father Stu.

  • Rameaux : dimanche 29 mars à 10h à St Thomas.
  • Jeudi Saint : 2 avril à 19h à St Paul.
  • Vendredi Saint : 3 avril à 19h à St Paul.
  • Vigile pascale : samedi 4 avril à 20h30 à St Paul.
  • Jour de Pâques : dimanche 5 avril à 17h à St Thomas.

Naissance et transmission primitive des 4 Évangiles

Quel « scénario » pour la naissance et la transmission primitive des futurs 4
Évangiles canoniques ? Je vous partage quelques réflexions hésitantes et peut-être simplistes ; les sages et les savants me corrigeront ! Jésus parlait et
enseignait en araméen, mais il connaissait l’hébreu et l’a utilisé non seulement
pour citer les Écritures, mais aussi, parfois, quand il discutait avec les
Docteurs de la Torah. Il semble qu’il y avait à l’époque une certaine osmose
entre les deux langues ; on a parlé d’un araméen « très hébraïsant » de Judée.

1/ L’événement essentiel, c’est, bien sûr, les rencontres des disciples avec le
Ressuscité et le don de l’Esprit Saint
qui suscitent l’enthousiasme de parler
et d’écrire afin d’annoncer une Bonne Nouvelle.

2/ Pourtant, durant le ministère public de Jésus apparaît déjà la « rumeur » :
des récits en araméen
se répandent par voie et par voix de « téléphone
arabe » ; la transmission se fait avec des techniques très élaborées de
mémorisation ; ces traditions seront fixées par écrit très tôt. Par ailleurs,
certains lettrés, nombreux en Judée, prennent des notes sur les faits et
gestes du Seigneur ; ces notes sont rédigées en hébreu  ; après la Pentecôte,
elles deviendront des collections de textes imprégnés par la lumière de la
résurrection.

3/ Ceux qui projettent de composer un récit se renseignent auprès de ceux qui
ont fréquenté Jésus, avec surtout le souci de proclamer sa mort, sa résurrection et sa venue en Gloire.

4/ Très vite, il y a des pèlerinages à Jérusalem où l’on fait mémoire et où l’on « joue » sur place les derniers jours du Christ en relisant les Écritures ; c’est l’origine des chapitres sur la Passion.

5/ Et puis, avant 36 pour Matthieu et Jean, entre 40 et 60 pour Luc et entre
50 et 60 pour Marc, les documents hébreux sont traduits en grec
pour la
mission auprès des Enfants d’Israël de langue grecque de Jérusalem et du monde
méditerranéen, de la même façon dont on avait procédé pour la Septante,
version grecque de la sainte bibliothèque hébraïque ; les évangiles, c’est de
l’hébreu habillé en grec ! (C’est la thèse du philosophe Claude Tresmontant, qui ne
reflète pas l’opinion générale des exégètes ; voir « Le Christ hébreu » écrit en 1983. Les « démonstrations » de Tresmontant doivent être complétées et certaines sont sans doute contestables, mais beaucoup sont à mon sens imparables !) Quant aux textes araméens, ils accompagneront les missions du premier siècle vers l’Orient au moins
jusqu’en Inde, où cette langue est pratiquée. Ces considérations ne nient pas
qu’il y a bien eu pour les évangiles une histoire de la rédaction des textes, avec
des auteurs et des traducteurs multiples, mais cette histoire de la rédaction
aurait été plus courte que ce que pense l’opinion la plus répandue.

A ce jour, on n’a retrouvé aucun manuscrit hébreu des évangiles ; on suppose,
de fait, qu’ils étaient peu nombreux, à la différence des manuscrits grecs. Pour
l’araméen, de forts indices établissent l’existence de versions au Ier
siècle
 : à la différence des Grecs et des Latins, les sémites, juifs, chrétiens et
musulmans, apprennent par cœur les textes saints, les récitent, les prient et
les recopient d’âge en âge avec une très grande fidélité et peu d’erreurs,
justement parce qu’ils les connaissent « par cœur » ; d’ailleurs, les manuscrits
hébreux de la Torah retrouvés dans les grottes de la Mer morte sont
pratiquement identiques aux manuscrits les plus anciens dont nous disposions
jusque-là, datant du Moyen-âge ! On a longtemps affirmé que le N.T. de la
Pshytta (Bible syriaque) était la traduction au IVe siècle d’une version grecque
précoce ; désormais, beaucoup supposent qu’elle est la copie d’une source
araméenne écrite fixée au Ier siècle. En fait, la musique araméenne de la
tradition orale affleure partout « derrière » les textes grecs, mais l’hypothèse
de Tresmontant, rappelons-le, c’est que c’est à partir de documents hébreux
que ces évangiles grecs ont été très tôt composés.

Post-scriptum : le « Canon du Nouveau testament », la liste des textes de référence
des Églises, se constituera progressivement par consensus à partir de la pratique
liturgique et du discernement de foi des communautés ; des productions littéraires
tardives, parfois aussi nommées « évangiles », mais déconnectées de l’historicité du
Christ et reflétant souvent une spiritualité gnostique incompatible avec la foi
apostolique, seront tout naturellement ignorées. Bien loin des fantasmes
croustillants entretenus par certains films, le canon ne résulte pas de décisions
institutionnelles en vue de « cacher la vérité sur le vrai Jésus ». Ouf !